Sécheresse Oculaire & Blépharite : Le Guide FAQ par le Dr Julie Blot

Comprendre la sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire est fréquente, parfois banale en apparence, mais rarement simple lorsqu’elle devient chronique. Elle peut être liée à un manque de larmes, à une évaporation excessive du film lacrymal, à une inflammation des paupières ou à plusieurs facteurs associés.

  • Film lacrymal
  • Glandes de Meibomius
  • Blépharite
  • Diagnostic
  • Conseils pratiques

Comprendre les differents acteurs de la sécheresse oculaire

01

La sécheresse oculaire est-elle une maladie fréquente ?

Oui, c’est une pathologie fréquente. Le syndrome de l’œil sec ou sécheresse oculaire se développe lorsque la surface oculaire n’est plus suffisamment ou correctement humidifier en raison d’un manque de larmes et ou d’une mauvaise qualité des larmes c’est un trouble répandu qui concerne presque un tiers de la population générale. Elle est présente chez 15 % des patients entre 50 et 95 ans et représente une consultation sur 4 en ophtalmologie en moyenne. Le risque est plus élevé chez les femmes, les senior, les fumeurs ou après une chirurgie oculaire.

02

À quoi sert le film lacrymal ?

Le film lacrymal est nécessaire pour conserver une surface oculaire humidifiée. Une bonne interaction entre les larmes, les paupières (il se renouvelle et s’étale entre chaque clignement), et la cornée est essentiel pour protéger la surface oculaire.

Le film lacrymal apporte l’oxygène et les nutriments nécessaires à la bonne transparence de la cornée, ainsi que les anticorps et cellules anti inflammatoires pour défendre l’œil contre les infections. L’augmentation de la clairance du film lacrymal (phénomène de larmoiement) permet d’éliminer d’éventuels agents pathogènes et les corps étrangers.

Enfin, il est indispensable pour assurer une vision nette de manière constante et qui ne fluctue pas entre deux clignements.

03

Quels sont les composants du film lacrymal ?

Afin de remplir ses fonctions, il doit être stable et équilibré en permanence, c’est-à-dire en quantité suffisante, bien réparti et de bonne qualité. On appelle cela l’homéostasie du film lacrymal.

Il est composé :

  • de lipides (« gras »), appelé meibum, produit par les glandes de Meibomius situées dans l’épaisseur des paupières (supérieures et inférieures). La couche lipidique du film lacrymal stabilise ce dernier à la surface de l’œil, le rend homogène et évite son évaporation.
  • d’eau, produite par les glandes lacrymales. Il en existe une glande lacrymale de chaque côté, au niveau du 1/3 externe de l’orbite. La couche aqueuse constitue 70% du film lacrymal.
  • et de mucus (« sucre »), produit par les cellules muciniques situées au niveau de la conjonctive de l’œil. Cette couche permet de maintenir une surface oculaire lisse et donc au film lacrymal de bien « s’accrocher ».
04

Existe-t-il différentes formes de sécheresse oculaire ?

Oui il existe principalement deux types de sécheresse oculaire.

La première, la plus fréquente (80%) est due à une dysfonction des glandes de Meibomius. Cela a pour conséquence un défaut de production de meibum, voire une absence totale de production si ces dernières sont obstruées ou atrophiées. L’absence de couche lipidique à la surface de l’œil rend le film lacrymal plus labile au contact de l’air. C’est la sécheresse qualitative, appelée sécheresse évaporative.

La 2nde est une hypo sécrétion lacrymale, quantitative, qui se traduit par une réduction de la production de larmes par la grande lacrymale principale. Le larmoiement est moins important et la surface de l’œil s’assèche. Elle représente 15 % des cas de sécheresse oculaire. C’est la sécheresse quantitative.

Enfin les deux causes peuvent se combiner on parle de sécheresse mixte.

05

Quels facteurs internes (liés au fonctionnement du corps) favorisent voire aggravent la sécheresse oculaire ?

  • L’âge avancé
  • L’inflammation des bords des paupières : la blépharite (dysfonction des glandes de meibomius le plus fréquemment, rosacée, prolifération de Demodex à la base des cils…
  • Maladies générales : diabète, endocriniennes comme la dysthyroidie, auto-immunes comme la maladie de Gougerot-Sjögren, neuro-dégénératives…
  • Variations hormonales : ménopause, pilule contraceptive, stimulation hormonale…
  • Certains médicaments : anti-dépresseurs, anti-acné, cardio-vasculaires…
  • Terrain atopique : allergies, eczéma…
  • Maladies dermatologiques : rosacée, dermite séborrhéique…
  • Maladies ORL : apnée du sommeil (appareillée ou non), sinusite chronique…
  • Tabagisme
  • Déficit en vitamine D, en oméga 3, déséquilibre du microbiote intestinal
06

Quels sont les symptômes (signes fonctionnels) de la sécheresse oculaire ?

Ils peuvent être nombreux et différents d’un patient à l’autre, voire différent entre les deux yeux chez un même patient, et entrainent un inconfort chronique voire des symptômes surprenants. De plus, ils ne sont pas toujours corrélés aux signes cliniques.

Généralement, elle se manifeste par des Sensations de brûlure, picotements, grains de sable, comme des corps étrangers dans l’œil.

Cela peut s’accompagner d’irritation, rougeur, voire de démangeaisons, sans signe d’allergie.

Une fatigue visuelle voire une vision fluctuante entre deux clignements doivent y faire penser malgré le port d’une correction optique appropriée.

Il existe également une sensibilité accrue à la luminosité (photophobie), au froid, au vent, à l’air sec, une intolérance au port des lentilles de contact.

Les symptômes s’empirent le soir généralement, surtout après une journée de travail passée derrière un écran. Ils s’améliorent donc les week-ends et durant les congés.

Dans certains cas, il peut y avoir une gêne voire des douleurs la nuit et à l’ouverture des yeux le matin au réveil.

Enfin, le larmoiement paradoxal est une production de larmes supplémentaires en cas d’évaporation excessive. L’œil « compense » de manière réflexe l’absence de larmes. Cependant, un larmoiement permanent peut être lié à autre chose.

07

Quels facteurs environnementaux favorisent voire aggravent la sécheresse oculaire ?

  • les rayons ultraviolets provoquent une inflammation de la surface oculaire, la kératite, et dégrade les larmes par Photo-oxydation
  • les particules fines irritent la surface oculaire et causent inflammation et stress oxydatif. Les gaz polluants provoquent des modifications chimiques du film lacrymal entraînant une instabilité accrue : aérer les pièces 10 minutes par jour
  • les spores de moisissures, acariens, poussières, Squames animales, et les pollènes déclenchent des inflammations allergiques qui perturbent le film lacrymal : nettoyer régulièrement les tissus et surfaces accumulant la poussière et éviter de se frotter les yeux
  • les systèmes de climatisation et de chauffage réduisent l’humidité intérieure aggravant la sécheresse : limiter l’utilisation excessive de ces systèmes et installer des humidificateurs dans les pièces climatisées ou chauffées
  • à haute altitude, l’air est plus sec et la pression atmosphérique plus faible, favorisant l’évaporation des larmes : lunettes de soleil avec indice 4 lors d’activité en montagne
  • le vent provoque une augmentation de l’évaporation du film lacrymal : porter des lunettes même sans correction pour protéger du vent, voir des lunettes à champ humide éviter l’exposition prolongée au courant d’air, ventilateur, soufflerie de chauffage, et climatisation
  • les travailleurs exposés à des environnements chimiques ou poussiéreux en usine et laboratoire sont à risque accru de sécheresse. C’est également le cas des produits d’assainissement de piscine : porter des lunettes de protection
  • Température élevée et air sec aggravent l’évaporation des larmes et au contraire des températures basses diminuent la fluidité des larmes et augmentent les sensations de sécheresse : maintenir la température intérieure aux alentours de 22°, bien s’hydrater, et limiter les environnements très humides non ventilés. En avion, il est conseillé de s’hydrater correctement et d’emporter des larmes artificielles
08

Est-ce que les écrans et la lecture prolongée d’un livre aggravent la sécheresse oculaire ?

Oui, car la fixation oculaire prolongée réduit la fréquence et l’amplitude des clignements de paupières, ce qui assèche la surface oculaire. La règle des 20 20 20 permet, toutes les 20 minutes, de Fixer un objet à 6m, soit 20 m pieds, pendant 20 secondes, et cligner régulièrement.

La rééducation du clignement consiste à cligner consciencieusement et fermement des yeux à plusieurs reprises toutes les 20 à 30 minutes.

Sur écrans, Le poste de travail est à aménager afin de positionner l’écran à 50 cm du regard et sous la ligne d’horizon, il est bénéfique de réduire la luminosité (éclairage doux) et d’utiliser un filtre anti reflets.

09

Est-ce que la sécheresse oculaire est une maladie grave ?

Le plus souvent non, mais il ne faut pas la négliger. C’est une maladie fréquente, chronique, bénigne et surtout inconfortable. Elle n’endommage pas l’œil de façon grave si elle est légère et bien prise en charge. Si les traitements simples de première intention ne suffisent pas et qu’elle s’aggrave, alors des signes cliniques plus importants comme des micro lésions de la cornée peuvent apparaître (c’est la kératite sèche). Une sécheresse très sévère peut aller jusqu’à entraîner un ulcère de la cornée.

Parfois, les signes cliniques ne sont pas corrélés à l’intensité des symptômes, c’est pourquoi un examen ophtalmologique régulier est nécessaire.

10

La sécheresse peut-elle s’aggraver brutalement ?

Une Crise de sécheresse oculaire est possible. C’est une Aggravation brutale ou rapidement progressive des symptômes, véritable signal d’alerte qui montre que la surface de l’œil nécessite une attention particulière. Généralement, on retrouve un facteur déclenchant (utilisation inhabituellement prolongée d’écrans, introduction d’un nouveau traitement, allergies, etc)

En cas de crise, il est recommandé d’hydrater les yeux avec des larmes artificielles, soulager les paupières avec de la chaleur ou du froid (notamment en cas de crise allergique), et réaliser des exercices de clignements forcés et répétés à plusieurs reprises pour stimuler la production de meibum, film gras naturel qui empêche l’évaporation excessive des larmes, et également les répartir à la surface de l’œil. Il est également nécessaire de rechercher et diminuer tous les facteurs aggravants de la sécheresse jusqu’à l’obtention d’un avis médical.

Il faut consulter En urgence si les douleurs sont inhabituelles et importantes, en cas de baisse de vision, et/ou en cas de forte sensibilité à la lumière afin que votre ophtalmologiste élimine un diagnostic différentiel. La prévention des crises de sécheresse oculaire passe par le respect de votre traitement au quotidien, et la surveillance des facteurs pouvant influer sur une surface oculaire déjà fragilisée par la maladie.

11

Comment faire le diagnostic de la sécheresse oculaire et évaluer sa sévérité ?

Le raisonnement clinique est guidé par des recommandations rédigées par un comité d’experts internationaux et réactualisées régulièrement (comme le TFOS DEWS III, datant de 2026).

L’ophtalmologiste réalise un bilan complet comprenant :

  • Interrogatoire complet recherchant les signes fonctionnels, les antécédents et traitement en cours, et autres facteurs extérieurs favorisant
  • Divers questionnaires complètent la stadification de la sécheresse selon les types de symptômes, leur intensité, leur fréquence, et leur répercussion sur la qualité de vie (par exemple, le score OSDI, SPEED, DEQ-5)
  • Examen clinique médical minutieux de la surface oculaire :
    • Les paupières (laxité, mauvais positionnement…)
    • La conjonctive (rougeurs, micro lésions…)
    • Le film lacrymal et la rivière lacrymale après instillation d’une goutte de colorant appelé fluorescéine (mesure du BUT, break up time, correspondant au temps d’évaporation du film lacrymal, mise en évidence d’une kératite et son stade selon la classification d’Oxford…)
    • La cornée (transparence, kératite voire ulcère…)
  • Le test de Schirmer mesure la quantité de larmes produites. Une petite bandelette de papier buvard graduée est posée sur la paupière inférieure de chaque œil pendant 5 minutes, ce n’est pas douloureux.
  • Meibo-expression ou expression des glandes de Meibomius afin d’évaluer la quantité, la nature et la fluidité du meibum, ou au contraire constaté qu’il est totalement obstrué. Cela reflète la fonctionnalité des glandes de Meibomius.
  • Examens complémentaires :
    • Le Mapping épithélial cornéen, examen avancé qui mesure l’épaisseur de la couche des cellules superficielles de la cornée. Il détecte des anomalies fines invisibles à l’examen clinique et reflète la souffrance de la cornée face à la sécheresse oculaire. Il permet également un suivi dans le temps.
    • Les Meibographies des 4 paupières, qui permettent de visualiser directement et en détails l’état des glandes de Meibomius et leur structure (canaux dilatés, glandes atrophiées, présence de vaisseaux inflammatoires). C’est un examen rapide, indolore et non invasif. Le meibographe est un appareil d’imagerie doté d’une caméra haute résolution et d’une lumière infra-rouge.

Le diagnostic repose donc sur la combinaison des symptômes et des signes cliniques, même si la corrélation entre les deux n’est pas toujours évidente, y compris pour les experts.

Un score récent, l’eTAO, côté entre 0 et 10, a été basé sur l’ensemble de ces éléments, et permet aujourd’hui au praticien d’adopter la meilleure stratégie thérapeutique possible, grâce aux méthodes modernes de traitement de la sécheresse, ainsi que son suivi, même s’il s’agit d’une pathologie multifactorielle et chronique.

12

Peut-on agir soi-même simplement et efficacement contre la blépharite, dont la cause la plus fréquente est la dysfonction des glandes de Meibomius, cause majeure de la sécheresse oculaire ?

Oui, il est tout à fait possible de mettre en place des soins et une hygiène des paupières à domicile dans un premier temps.

Il faut bien comprendre que le meibum, habituellement fluide et clair, est trop épais, cireux ou bouché en cas de dysfonction des glandes de Meibomius. Le but premier est donc de le « remollir » pour faciliter son écoulement au travers des canaux des glandes de Meibomius. Ce dernier a une température de fusion de 44°C, la chaleur est donc le traitement de base. Les masques chauffants auto-régulés sont les plus efficaces car ils maintiennent une température constante pendant 10 à 12 minutes.

Ensuite, il faut essayer de le « vidanger » sans masser soi-même ses paupières, mais simplement en clignant complétement et fortement afin que la paupière supérieure vienne affronter la paupière inférieure et créer un effet d’expression des glandes.

Enfin, après le réchauffement des paupières et les exercices de clignement, nettoyer, réhydrater avec une lingette imbibée ou en appliquant une lotion ou une mousse avec un coton propre prescrite par votre ophtalmologiste. Cela contribue à diminuer l’inflammation du bord des paupières.

En journée, L’hydratation avec des larmes artificielles, de préférence des substituts lipidiques, aident à maintenir un film lacrymal correctement étalé à la surface de l’œil et lutte contre son évaporation ainsi que les symptômes ressentis.

La prise de Compléments alimentaires, Omega 3 enrichis en EPA et DHA ainsi que l’homéopathie sont des supports à l’amélioration de la qualité du meibum et des lipides en règle générale.

Selon la sévérité de l’atteinte des glandes de Meibomius, ces soins peuvent se révéler partiellement ou totalement inefficaces. Des traitements modernes de la sécheresse oculaire pourront être réalisés de manière complémentaire par votre ophtalmologiste.

13

Comment bien choisir son maquillage en cas de sécheresse oculaire ?

Les produits cosmétiques peuvent contenir des agents toxiques pour la surface oculaire et exercer une action mécanique délétère sur les orifices des canaux des glandes de Meibomius. Parfois même, ils augmentent les démangeaisons liées à la blépharite. Il est donc préférable de ne pas maquiller le bord interne des paupières. Une formulation spécifique pour les yeux sensibles et les textures crème sont préférée aux poudres. le maquillage Waterproof, semi permanent et les faux cils sont à éviter. veiller à démaquiller parfaitement vos yeux tous les jours avec des produits adaptés afin de ne pas laisser de croûtes résiduelles à la base des cils qui augmenteraient l’inflammation du bord des paupières (blépharite). D’autre part, on peut retrouver des traces de maquillage à la surface des lentilles de contact, majorant leur intolérance en cas de sécheresse oculaire.

14

Pourquoi la ménopause entraîne-t-elle une sécheresse oculaire évaporative ?

Les hormones sexuelles (oestrogènes et androgènes) ont une influence sur les glandes de Meibomius et donc la production d’un meibum de bonne qualité. Les glandes de Meibomius sont androgéno-dépendantes, les androgènes stimulent donc la synthèse et la sécrétion d’un meibum de composition fluide et stable, et limitent l’inflammation locale.

Pendant la ménopause, les oestrogènes chutent, mais il y a également une diminution relative des androgènes, créant un déséquilibre du ration oestrogènes/androgènes. Cela entraine une baisse de l’activité de production de meibum, qui devient plus épais et moins qualitatif, puis les canaux des glandes s’obstruent progressivement. La stagnation du meibum entraîne une inflammation chronique et un cercle vicieux inflammatoire local, menant à l’atrophie des glandes de Meibomius par la suite.

La ménopause s’accompagne du phénomène de vieillissement tissulaire, diminuant la densité des glandes et une baisse du renouvellement cellulaire, amplifiant l’effet hormonal.

D’autres situations hormonales peuvent également entraîner une sécheresse oculaire, telles que la grossesse, le post partum, certains contraceptifs oestroprogestatifs, le syndrome des ovaires poly kystiques, l’endométriose, etc…

15

Quels sont les causes associant démangeaisons oculaires et sécheresse et comment les différencier ?

  • Cause Inflammatoire chronique : La blépharite (dysfonction des glandes de Meibomius +/- infectieuse si associée à une infestation parasitaire à Demodex). Les démangeaisons sont un Symptôme modéré parmi les autres signes de la sécheresse, non dominante, et chronique. elles sont Associées à des Lésions du bord palpébral liées à l’inflammation de la blépharite, ainsi que la présence de croutes à la base des cils, surtout en cas de Demodex, et des chalazions à répétition. Elles sont améliorées par l’hygiène des paupières et ne répondent pas bien aux anti histaminiques.
  • Cause Immunologique : l’allergie. Les démangeaisons sont intenses et prédominantes, souvent immédiatement réactionnelles à l’allergène, ou saisonnières. Elles sont accompagnées de rougeur oculaires, d’un Oedeme palpébral, d’un larmoiement clair, voire de signes ORL (rhinite allergique, asthme). Il n’y a pas de dépôt au niveau de la base des cils et les bords palpébraux ne sont pas irrités. Elles sont rapidement soulagées par les collyres anti allergiques et anti histaminiques oraux.
  • Cause dermatologique : Eczema des paupières, dermatite séborrhéique… La région cutanée palpébrale et péri oculaire présente des desquamations, une rougeur, et parfois un aspect « cartonné » de la peau.
  • Cause Iatrogène (irritative) : par exemple des Collyres contenant des conservateurs, et/ou des collyres prescrits au long cours comme dans la prise en charge du glaucome.
JB
Rédigé par
Diplômée de la faculté de médecine de Grenoble après cinq ans d’internat médico-chirurgical en ophtalmologie, le Dr Julie Blot exerce en cabinet libéral à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) et en tant que praticien hospitalier attaché à l’hôpital d’Avignon. Spécialisée dans la prise en charge de la sécheresse oculaire et de la blépharite, elle propose un bilan complet incluant meibographies, soins des paupières, lumière pulsée (IPL) et bouchons lacrymaux. Elle est membre de la Société Française d’Ophtalmologie (SFO).